Cataclop

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Cataclop cataclop cataclop, sur les routes et les chemins, cataclop cataclop cataclop... Par tous les temps, Cataclop, la petite ânesse blanche, trottait entre les montants de la carriole et elle aimait cela. Quand il faisait froid, sa respiration faisait un nuage devant ses naseaux. Son maître, le père Farfouillette, le vieux chiffonnier, ne la disputait jamais, et elle s‘arrêtait quand elle voulait. Ils parcouraient le pays ensemble depuis si longtemps que Cataclop connaissait par cœur la route pour rentrer à la maison. Arrivée là, elle était parfois obligée de braire pour le réveiller ! Et un âne qui brait, crois-moi, cela fait du bruit ! Mais le père Farfouillette était vieux et un peu sourd.

Mais un jour, un jour de neige, elle eut beau s‘égosiller, taper du pied, cogner la charrette contre le mur, le père Farfouillette ne bougea pas. Si elle avait pu, Cataclop aurait enlevé son harnais, elle aurait rangé la charrette et aurait mis elle-même Farfouillette au lit ! Mais elle n‘était qu'une petite ânesse blanche toute frigorifiée, à deux pas de son écurie bien confortable et de son foin. Alors, elle braillait autant qu'elle pouvait.

Toute la nuit, elle attendit que quelqu’un vienne. Personne. Elle comprit alors que son pauvre maître était sans doute parti au paradis des ânes et des chiffonniers. Elle fit demi-tour. C'est ainsi que je l'ai trouvée, un matin, toute triste devant ma maison. Nous sommes devenues amies. Depuis, quand elle a du chagrin, nous partons nous promener avec la charrette et, au retour, elle a droit à un grand bol d'avoine.

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